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Comment animer votre délégataire pour une réussite partagée

Assistance aux délégants France

Piscines gérées en DSP: pourquoi le rapport de la cour des comptes doit alerter les élus…

“…contrôle défaillant de ces équipements en délégation de service public..” (extrait du rapport de la cour des comptes de 2018

Depuis plus de 30 ans, j’exerce dans le secteur d’activité très spécialisé qu’est l’exploitation des piscines publiques, tant en gestion directe qu’en DSP.

En relation avec les décideurs, qu’ils soient élus ou administratifs, j’ai constaté dans la très grande majorité des cas un manque évident de compétences techniques, financières, managériales et commerciales liées à la gestion des piscines et autres centres aquatiques.

“La connaissance et l’analyse des coûts de fonctionnement des piscines et des centres aquatiques publics doivent être renforcées.

Le déficit potentiel de ces équipements représente un enjeu majeur pour les collectivités propriétaires de ces équipements.

Une information exhaustive des assemblées délibérantes est indispensable pour mieux définir les missions de service public et la soutenabilité financière des projets examinés.

Le poids des contraintes financières doit inciter les collectivités à améliorer la performance de la gestion de ces équipements” selon le rapport de la cour des compte.

“…l’exploitation (des piscines) impose donc à la personne publique propriétaire de disposer ou de s’appuyer sur des compétences techniques, juridiques et financières élevées.”

L’idée de faire appel à un délégataire pour gérer un centre aquatique ne dégage en rien la collectivité de sa responsabilité.

La délégation n’empêche pas le contrôle

En effet, faute de maîtriser d’égal à égal l’ensemble des différents paramètres qui ont une influence sur l’équilibre financier des contrats de DSP “piscine”, les collectivités laissent leur délégataire gérer l’équipement sans aucun contrôle périodique, que ce soit sur le plan de la sécurité, de d’hygiène, du management des RH, de l’animation, de la commercialisation, de la maintenance des installations techniques…

Très souvent, les rapports annuels ne sont même pas présentés. Mieux, le seul rendez-vous contractuel devient celui du renouvellement.

Au regard du coût annuel que représente une subvention d’équilibre, de sa possible revalorisation (contractuelle ou non), et de son impact sur le budget de la commune, une relation de grande proximité doit être instaurée entre celui qui gère pour une durée déterminée, et le propriétaire qui a le bâtiment à sa charge durant des décennies…

La notion permanente de “gagnant / gagnant” doit animer les contrats de DSP afin d’éviter certaines dérives qui pourront altérer le climat social, la maintenance des installations techniques, la satisfaction des usagers…

Animer périodiquement son délégataire durant toute la durée du contrat, le “contrôler” sur site, analyser son rapport annuel dans les plus petits détails,…, sont autant d’obligations qui pèsent sur les collectivités, après la publication du rapport de la cour des comptes.

Le titre pour le moins évocateur et alarmiste de ce rapport – “les piscines et centres aquatiques: un modèle obsolète…!” – devrait pousser tous les décideurs à créer les conditions de la réussite de l’exploitation de leur équipement à coût maîtrisé et en toute propriété…

“Le présent n’est pas un passé en puissance. Il est le moment du choix de l’action.” Simone de Beauvoir